Yves Beck
mai 2023
« Imaginez l'entrée en scène d'une célébrité. Tout le monde l'attend, tous les regards sont fixés sur lui. Tout le monde sait ce qu'il a à faire et, surtout lui. Donc une célébrité qui n'a plus vraiment quelque chose à prouver, mais quelques-uns l’attendent quand-même au contour. Et que fait Cheval Blanc ? Il adopte une attitude sereine, élégante, pas exubérante. Notez que l’on connaît ce côté là, mais Cheval 2022 se met en scène avec assurance, avec subtilité, avec brio car il sait qu'il a plus d'une corde à son arc. Il ne cherche donc pas l'éclat (et ne l'a d'ailleurs jamais cherché). En bouche, le défi consiste à reproduire, respectivement à assumer les annonces tellement prometteuses du bouquet. Que nenni, le palais assume complètement et en rajoute même. Respectivement, il canalise la puissance, il dompte les tannins qui sont veloutés (quand-même) et il fait usage de la vivacité, de la dynamique et du tempérament de l'énergie conférée par les tannins et la structure acide. Un Cheval Blanc de haute voltige, qui cumule finesse, sucrosité, sapidité et puissance. Légèrement saline, la finale souligne la fraîcheur. »

