Bouteille de Château Lafaurie-Peyraguey 2025, 1er Cru Classé, Sauternes en primeurs

Château Lafaurie-Peyraguey 2025 1er Cru Classé, Sauternes

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98 Vinum
97-99 La Revue du vin de France
99-100 Yves Beck
97-98 James Suckling
96 Jean-Marc Quarin

Tous les prix affichés incluent la TVA.

Le millésime 2025 à Lafaurie-Peyraguey

Sous la direction technique de Vincent Cruège, accompagné de la consultante Valérie Lavigne qui a repris le rôle de Denis Dubourdieu après sa disparition, le millésime 2025 confirme la trajectoire engagée par la propriété : la quête de fraîcheur et de pureté, avec un séjour en barrique raccourci par rapport à autrefois, quelques mois en cuve, et moins de bois neuf qu'auparavant. Le sémillon, quasi exclusif ici, joue à plein son rôle : il donne de la chair sans alourdir, et laisse au botrytis l'espace de s'exprimer dans un registre ciselé, presque vibrant, plutôt qu'opulent. C'est un Sauternes qui mise sur la tension plus que sur la sucrosité démonstrative.

Ce qui distingue Lafaurie-Peyraguey de ses voisins de rang, c'est la combinaison d'un terroir d'altitude et d'une mosaïque parcellaire rare dans l'appellation. Premier Grand Cru Classé de 1855, le château occupe la partie la plus haute de Bommes, ses 18 hectares posés sur la troisième terrasse de Sauternes, à plus de 70 mètres d'altitude, avec L'Enclos et Maisons Rouges comme cœur historique, complétés par des îlots disséminés près d'Yquem, Suduiraut, Guiraud, Rieussec et d'Arche. Cette dispersion explique la complexité aromatique très particulière du vin — il ne ressemble à aucun autre Sauternes, parce qu'il puise dans plusieurs micro-terroirs à la fois. Depuis la reprise par Silvio Denz, la stratégie a consisté à produire moins de grand vin, en se concentrant sur la qualité plutôt que le volume, ce qui se sent verre en main : densité maîtrisée, rien de superflu.

À l'ouverture, attendez-vous à un nez expressif d'écorce d'orange confite, de pêche rôtie et d'épices douces, avec ce souffle floral d'acacia qui signe la maison. La bouche est riche mais jamais lourde — la liqueur abondante est tenue par une acidité droite, presque saline, qui prolonge la finale sur des notes d'agrumes confits. Le vin se laisse boire jeune, sans carafage, avec un vrai plaisir dès la mise en bouteille, mais comme tous les grands Sauternes il ne révèle sa pleine maturité qu'entre 15 et 40 ans. À ouvrir maintenant sur un foie gras poêlé ou un fromage persillé, ou à oublier en cave dix à quinze ans pour le retrouver dans toute sa profondeur épicée et confite.

La critique

Extraits de presse

99-100

Yves Beck

avril 2026

« oranges caramel nougat bouquet intense et harmonieux invitant. Racinaire popcorn poires caramel salé crème brulée. Dense en bouche avec une incroyable profondeur, de la densité, de l'élégance de la douceur de la salinité une acidité incisive et puis une finale crémeuse interminable poussée par moults aromes un vin qui brille sans excès sans exubérance juste avec la ressource de son terroir et puis ave l'application des équipes dirigées par Vincent Cruège. Un très grand vin au sommet de l'équilibre entre douceur, vivacité et austérité. »
96

Jean-Marc Quarin

avril 2026

« Couleur dorée. Nez intense, fruité et botrytisé. Touche de mousse de chêne. Bouche à la texture minutieuse et très parfumée, évoluant sur une note de liqueur de mandarine. Un déroulé très fin malgré la richesse énorme en sucres résiduels. Grande longueur savoureuse. 100 % Sémillon. »
97-98

James Suckling

avril 2026

« Arômes intenses d'épices, de safran et de zeste d'orange. Corpulence moyenne avec un extrait et des phénoliques qui lui confèrent une longueur et une structure remarquables. 175 g/L de sucres résiduels. Le botrytis est pur et net. »
97-99

La Revue du vin de France

avril 2026

« Dans un millésime très homogène, il possède un petit quelque chose en plus… L’échantillon est profondément fruité, hédoniste, pulpeux, avec une saveur excitante de pêche rôtie. Très pur, droit, progressif dans sa prise de bouche malgré sa sensualité débordante, il parvient à magistralement équilibrer sa riche liqueur (171 g/l, tout de même moins que les mémorables 2022 et 2023), revenant en finale vers une émouvante proximité du fruit frais. »
Château Lafaurie-Peyraguey

♦   1ᵉʳ Cru Classé 1855

Château Lafaurie-Peyraguey

La propriété

Château Lafaurie-Peyraguey : la propriété

Fondation
1618
Superficie
18.5 ha
Propriétaire
Silvio Denz (Lalique Group) · depuis 2014

Acquis en 1618 par Raymond Peyraguey puis classé Premier Cru en 1855, le château est situé sur les hauteurs de Bommes, à proximité immédiate de Château d'Yquem. Propriété de Silvio Denz depuis 2014, son vignoble de 18,5 hectares repose sur la haute terrasse de graves…

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