Bouteille de Château Smith Haut Lafitte 2025, Grand Cru Classé de Graves, Pessac-Léognan en primeurs

Château Smith Haut Lafitte 2025 Grand Cru Classé de Graves, Pessac-Léognan

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Agriculture Biologique (AB)
96-97 La Revue du vin de France
98 Jane Anson
97-98 James Suckling
96-97 Yves Beck
98 Jean-Marc Quarin

Prix à venir

Le millésime 2025 à Smith Haut Lafitte

Le 2025 marque un tournant émotionnel pour Smith Haut Lafitte : c'est le dernier millésime de Daniel Cathiard, et une étiquette commémorative célèbre l'empreinte qu'il aura laissée sur le domaine. Vinifié sous la houlette de Fabien Teitgen, directeur technique historique des Cathiard, ce 2025 pousse plus loin que d'habitude un parti pris cher à l'équipe : la vinification en grappes entières, avec sélection des rafles bien mûres pour gagner en fraîcheur, en tension et en complexité. La proportion d'environ douze pour cent de rafles, plus marquée que les années précédentes, se traduit dans le verre par un grain particulier, presque caressant, et par cette fraîcheur mentholée qui signe les grands Smith. L'autre décision déterminante de l'année : avoir su patienter sur la pluie du 23 septembre et n'avoir terminé les vendanges que le 30, comme Château Margaux — un choix qui sauve la définition du fruit.

Ce qui distingue Smith Haut Lafitte de ses voisins de Pessac-Léognan, c'est son terroir de graves günziennes, ces galets semi-précieux déposés par la Garonne qui valent au cru son surnom de « plus Graves des Graves ». Le domaine est conduit en biodynamie sur l'intégralité de ses parcelles, et la maison possède sa propre tonnellerie depuis 1995, ce qui lui permet de signer ses fûts à sa main plutôt que d'acheter du bois standard. Résultat : un style immédiatement reconnaissable, où la puissance du cabernet sauvignon — désormais largement majoritaire dans l'assemblage — se conjugue à un toucher de bouche soyeux et à une trame minérale qui rappelle la pierre mouillée. C'est un vin qui assume la structure de la rive gauche sans jamais en avoir la rudesse, et qui porte cette identité depuis trente ans avec une régularité rare.

Dans le verre, attendez-vous à une robe profonde et à un nez expressif où dominent le cassis, la mûre, la framboise écrasée, relevés d'une note de menthe fraîche et d'une touche de réglisse. La bouche entre en douceur, s'élargit ensuite, et révèle une texture parmi les plus séduisantes jamais produites ici : tannins fins, grain poudré, fraîcheur qui tient la finale sans la durcir. Le vin est déjà charmeur — son fruit est éclatant, sa trame souple — mais il a manifestement les épaules pour vingt à trente ans de garde. À ouvrir sur une viande rouge grillée ou un agneau aux herbes dans cinq ou six ans pour le plaisir immédiat ; à oublier en cave dix à quinze ans pour découvrir les notes de graphite, de tabac et de sous-bois qui s'installeront avec le temps.

La critique

Extraits de presse

96-97

La Revue du vin de France

avril 2026

« Il séduit immédiatement par son admirable définition de fruit, avec des notes de framboise, de mûre et une pointe de menthe qui rafraîchit la finale. Séveux, avec une minéralité affirmée, une trame graphite, un toucher de bouche au grain fin et poudré. Un Smith tout en élégance malgré la puissance sous-jacente. »
97-98

James Suckling

avril 2026

« Tellement aromatique et expressif, avec des groseilles et de la menthe pures, plus du chocolat. Du fenouil aussi. Wow. De corps moyen à plein, avec un fruit très profond, des tanins fins et veloutés et une longue texture fine. La précision et la profondeur sont impressionnantes. Plus axé sur le fruit qu'à l'habitude. Il se développe sur le palais et se révèle compact en finale. Très cabernet en définitive. Presque de nature St.-Julien et Pauillac. »

William Kelley (Wine Advocate)

avril 2026

« Fabien Teitgen et Tracey Dobbin m'ont indiqué qu'ils préféreraient que je ne déguste pas le millésime 2025, notant que mes évaluations récentes divergent de celles de plusieurs autres critiques et que, dans le contexte actuel du marché, les notes publiées peuvent avoir un impact immédiat sur la perception comme sur le positionnement commercial. À la lumière de cela, je m'abstiendrai de déguster les 2025 de Smith Haut Lafitte en vue d'une publication. Je reste, bien entendu, disponible pour déguster les vins, et les lecteurs souhaitant se forger leur propre jugement peuvent se référer à mes chroniques récentes. »
98

Jean-Marc Quarin

avril 2026

« Couleur noire, intense et belle. Nez très aromatique, fin, fruité, pur et subtil. Touches mentholées, réglissées et fraîches. Suave en entrée de bouche, très aromatique au milieu, avec une des textures les plus hédonistes jamais vues ici, le vin caresse le palais avant de s'élargir après le milieu de bouche tout en continuant à fondre sans cesse. Une expression rare de ce cru probablement induite par la présence de 12 % de rafles lors de sa vinification. »
98

Jane Anson

avril 2026

« C'est tellement bon, avec tant d'énergie et de profondeur, l'ardoise et les pierres mouillées retiennent l'attention et le palais s'élargit, révélant un poivron capsicum parfumé, de la menthe écrasée, des épices grillées, du cumin, de la réglisse, du cassis, de la fève de cacao, pleinement dans l'ADN de Smith Haut Lafitte. Vendanges du 1er au 30 septembre, et les équipes se sont interrogées sur la pluie du 23 septembre, tout comme le Château Margaux — les deux propriétés ont été richement récompensées pour ce choix. 50 % de fûts neufs pour l'élevage. Dernier millésime de Daniel Cathiard, et l'on peut s'attendre à une étiquette commémorant l'impact remarquable qu'il a eu sur ce brillant domaine. »
96-97

Yves Beck

avril 2026

« Le bouquet commence par révéler l'élevage au travers de nuances de caramel et de bois frais avant d'afficher des nuances de mûres et de cassis. Onctueux en attaque, le vin signale d'entrée son ampleur et son harmonie. Porté par des tannins compacts et aux grains fins, il s'illustre par sa fraîcheur et sa tension. Elles assurent un tempérament bienvenu dans un contexte de puissance et créent ainsi une harmonie convaincante ! Un vin sapide et structuré qui saura cristalliser tous les éléments présents pour plussoyer son expression gustative. »
Château Smith Haut Lafitte

♦   Grand Cru Classé de Graves

Château Smith Haut Lafitte

La propriété

Château Smith Haut Lafitte : la propriété

Fondation
1365
Superficie
78 ha
Propriétaire
Famille Cathiard · depuis 1990

Fondé en 1365 par la maison Verrier du Bosq sur un plateau de graves, le domaine prend son nom au XVIIIᵉ siècle quand l'Écossais George Smith y ajoute son patronyme. Racheté en 1990 par Daniel et Florence Cathiard, ce Grand Cru Classé de Graves de 78 hectares à Martillac est…

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